Mercredi 17 octobre 2007
Je HAIS les banques.
Je HAIS les banques.
Je HAIS les banques.
Je HAIS les banques.
Je HAIS les banques.

Et en fait, le fonctionnement général de notre société aussi.

Je déteste le fait que ce soient ceux qui ont le moins besoin d'aide qui peuvent en obtenir le plus. Un peu comme le statut d'artiste qu'on ne peut obtenir que quand on en a plus vraiment besoin.

Si tu as un bon boulot, stable, qui paie bien, alors tout le monde sera prêt à t'aider à gagner en stabilité encore plus en devenant propriétaire, à t'aider à investir pour élargir tes activités et gagner plus d'argent,...

Mais si tu te bats parce que tu es (relativement) pauvre et que tu voudrais avancer, personne ne lèvera le petit doigt pour toi, tu présentes trop de risques, tu es trop insignifiant, tu ne rapportes pas assez et donc on préfèrre te laisser te morfondre dans ton trou.

Ô Capitalisme, notre maître à tous... Je ne suis pas forcément communiste, ni d'extrême gauche, l'excès nuit en tout, mais notre société est devenue une machine de guerre impersonnelle alimentée à l'argent et plus à l'humanité. Je le déplore, sans forcément être en mesure de le changer à grande échelle. Je fais ce que je peux à mon niveau pour me détacher de plus en plus de sa façon de fonctionner. Et c'est tant mieux, car elle ne veut clairement pas de moi. Ni moi d'elle.
par Ludo publié dans : neonblack
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Lundi 15 octobre 2007
Comme vous avez pu déjà le constater, ceci n'est pas vraiment un blog où je parle directement de ma vie privée, de mes joies et de mes chagrins... Cet article va faire exception.

Je suis heureux...

Je suis entouré d'amis merveilleux qui chacun en ce moment avancent à grand pas vers plus d'épanouissement, et je suis heureux pour eux...

Y'a Titou, qui vient d'enménager avec Gaetan, et qui vit sur son petit nuage dans son magnifique apart.

Y'a Jess qui est en dernière licence maintenant et qui va bientôt pouvoir exercer ce fabuleux métier qui fait peur à tant de gens ;-) (et qui a reçu un merveilleux cadeau d'anniversaire)

Y'a Nathou qui est maintenant criminologue et qui s'est domiciliée à Bruxelles...

Y'a Sanku qui reçoit un coup de pied au cul.

Y'a moi, qui vait sans doute avoir mon statut d'artiste début novembre, qui est en passe d'élargir ses activités en se créant son propre business à côté et qui voit plein de choses bouger autour de lui et qui va avoir une nouvelle basse aussi...

Y'a encore plein de trucs à venir, je le sens...

Bref, tout ça pour dire, finalement, qu'on est que ce qu'on se donne les moyens d'être... Je pense que certains comprendront le lourd sens qui se cache derrière cette phrase ;-)
par Ludo publié dans : neonblack
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Mercredi 10 octobre 2007
Comme quelques uns le savent peut-être déjà, je suis en train d'investir dans du matériel pour pouvoir enregistrer et mixer des groupes avec une très bonne qualité mais à moindre frais pour eux, en me déplaçant dans leur local avec tout le matériel. Pas d'infrastructure à assumer derrière = moins cher évidemment.

A terme, j'aimerais développer autour de ça un label indépendant qui proposera ses services aux groupes que je préfèrre dans le tas... tout styles confondus, mais en restant quand même dans le cadre des musiques dites alternatives, underground,... Le principe du label, sous forme d'ASBL très probablement, sera plus ou moins le suivant:

- Enregistrement et mixage (et éventuellement mastering) de l'album (ou des albums) gratuit (forcément, c'est moi qui le fait. Autant éviter de payer pour un truc qu'on peut faire soi-même, nous sommes bien d'accord). Liberté totale dans le processus créatif, bien entendu, même si je peux jouer le rôle de producteur afin d'améliorer la qualité du produit.

- Participation aux frais de pressage de l'album. (50/50... A terme l'idéal serait d'avoir les fonds pour les payer à 100% bien entendu).

- Le groupe reçoit un certain nombre d'exemplaires de l'album pour couvrir ses frais. Le reste est vendu par le label à des distributeurs ou en direct chez des disquaires, net shops, que sais-je... Un pourcentage est malgré tout redistribué au groupe.

- Les bénéfices engrangés par les ventes de l'album sont réutilisés pour la promo (affiches, magazines, promo via le web, myspace, street promo, flyers aux concerts,...)

- A terme aussi, l'idéal est de fournir un service de booking, donc trouver tous les concerts du groupe, avec un cachet digne assuré même si le label prend son pourcentage aussi bien entendu... Il faut assurer un fond de roulement pour le bon fonctionnement de l'ensemble, puis rémunérer un minimum le nombre d'heures de travail en jeu... LE statut d'artiste c'est bien mais... ;-)

Voilà, dans un premier temps je suppose que le label s'occupera de très peu de groupes, avec possibilité d'évolution (et d'augmentation du nombre d'employés ?) si ça fonctionne... Mais le principe du label restera avant tout de prendre des risques pour des groupes méritants dans des styles peu séduisants pour les labels d'aujourd'hui.

Si on me laisse faire, c'est décidé, j'emprunte pour m'acheter tout le matos dont j'ai besoin en un coup... Il faut que ça aille vite, je ne peux pas attendre encore des années d'économies avant de le faire. D'autres ont pris ce risque avant moi et à mon âge ont leur société qui fonctionne très bien... A mon tour... C'est un risque, mais même si je ne gagne pas plus d'argent qu'avant, je serai content de l'avoir fait, et ce n'est quand même pas pire que de payer un emprunt pour une voiture, on parle, dans un premier temps, des mêmes sommes...
par Ludo publié dans : neonblack
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Mardi 2 octobre 2007
En voilà un joli petit concept, souvent bien obscur malgré tout, et souvent mal utilisé aussi, ou bien utilisé à outrance, par des gens qui s'approprient une mouvance qu'ils ne comprennent pas. Mettons donc aujourd'hui les choses au clair. Et commençons par un résumé de ce que nous en dit Wikipédia (long quand même, je vous préviens):

L’altermondialisation (ou mouvement altermondialiste, souvent raccourci en altermondialisme) est un mouvement social composé d'acteurs très divers qui proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs sociales et soucieuses de l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu'ils analysent comme les « logiques économiques de la mondialisation néolibérale ».

Assez hétérogène, le mouvement se rassemble autour du slogan « Un autre monde est possible » ou plus récemment, « D'autres mondes sont possibles », mais oscille entre un réformisme et un « imaginaire de la rupture ».

Néanmoins, on distingue des prises de position et des revendications communes à de nombreuses organisations concernant :

- la justice économique
- l'autonomie des peuples
- la protection de l'environnement
- les droits humains fondamentaux
- des revendications de démocratie selon les différentes orientations politiques
- une contestation de l'organisation interne, du statut et des politiques des institutions mondiales telles que l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8 et la Banque mondiale
- une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre international de la finance et du commerce

Le mouvement a pris racine petit à petit tout au long du XXe siècle. Il commence à prendre de l'ampleur au début des années 1980 dans les pays du sud avec la lutte contre la dette du tiers monde, l'OMC et les plans d'ajustement structurels du FMI ; mais il reste alors inaperçu en Occident. Il apparaît en Europe, aux États-Unis et en Corée à partir de 1994, dans le cadre d'une critique du chômage, de politiques entraînant la précarisation du travail et la remise en cause de la protection sociale.

Les manifestations de Seattle en 1999 sont les premières manifestations médiatisées altermondialistes. Elles sont suivies par un premier Forum social mondial, alternatif au Forum économique mondial de Davos, et par le rassemblement de Gênes en 2001 (avec la mort d'un manifestant tué par balle par la police italienne) contre le sommet du G8. Les Forums sociaux mondiaux ont lieu chaque année soit à Porto Alegre (de 2001 à 2003), à Mumbai en 2004 ou encore polycentrique. En novembre 2002 s'est également tenu le premier Forum social européen à Florence, au cours duquel 450 000 à 1 million de personnes ont défilé contre la guerre en Irak et « pour un autre monde ». En tant que lieux d'échanges et évènements médiatiques, les forums sociaux sont les espaces et les moments privilégiés du mouvement. Il s'est développé durant les dernières années plusieurs forum sociaux mondiaux, continentaux et locaux.

Positions présentées comme altermondialistes

Si la diversité du mouvement s'avère efficace en tant que front de contestation, son manque d'homogénéité empêche le mouvement de produire un programme politique clair et de canaliser ses partisans dans une voie unique. Cependant, une orientation commune se dégage sur des thèmes généraux comme la lutte pour le développement et les droits fondamentaux comprenant la souveraineté alimentaire et la paix voire la démocratie. Avec un discours souvent idéaliste, l'altermondialisme se veut un moteur de lutte sociale. Il a désigné comme son principal adversaire idéologique le néo-libéralisme.

L’idée de base des altermondialistes consiste à considérer que le processus de mondialisation économique, s’il n’est pas encadré politiquement, conduit à une augmentation des inégalités dans le monde : d’une part entre la population mondiale la plus riche et la plus pauvre, d’autre part entre les pays du Nord, principalement l'Amérique du Nord et l'Europe, et une majorité des pays du Sud dont l'Afrique subsaharienne et les PMA. Ce dernier point peut toutefois être contesté par l’analyse du P.I.B. par pays sur les 50 dernières années, un indicateur que les altermondialistes contestent en général.

Certains altermondialistes sont par ailleurs préoccupés par l'insécurité écologique qui est engendrée par la pollution industrielle, l'effet de serre, les OGM, ou encore les armes chimiques et nucléaires.

D'autres accusent les grandes compagnies transcontinentales et les organes financiers et commerciaux internationaux de favoriser, directement ou indirectement, des intérêts privés plutôt que l'intérêt général par la recherche de profits au détriment des facteurs sociaux et écologiques.

La pensée altermondialiste veut, d'une part, faire prendre conscience de ce qu'elle considère comme les méfaits d'une forme de mondialisation trop centrée sur l'économie, et, d'autre part, proposer des réformes ou du moins des alternatives selon la formule "un autre monde est possible".

Critique du marché mondial

Les altermondialistes considèrent que la mondialisation par le marché n'est pas un synonyme de progrès humain, celle-ci ne profitant, selon eux, pas équitablement à tous.

Les altermondialistes dénoncent particulièrement l'inégalité croissante entre la proportion des plus riches et des plus pauvres de la planète, qui a augmenté depuis 1960, qu'ils attribuent à la mondialisation plutôt qu'aux causes internes à ces pays. Selon le rapport 2001 du PNUD, 1% des plus riches mondiaux disposent d'un revenu cumulé égal à celui des 57% les plus pauvres. De plus, pour 45 des 77 pays disposant d'une statistique sur l'inégalité de revenu, celle-ci a cru à l'intérieur des pays entre 1960 et 1990, renforçant les inégalités intra-nationales.

Ils pointent également que entre 1990 et 2000, malgré l'accroissement des forces productives, illustré par le doublement du PNB mondial, le nombre des victimes de la faim n'a pas évolué significativement (+/- 810 millions de personnes chaque année, soit plus de deux millions par jour).

Est également critiquée la libéralisation des flux financiers et monétaires mondiaux qui a, selon eux, un effet déstabilisateur sur les économies locales et des conséquences humaines néfastes. Ils attribuent par exemple la crise économique argentine et la crise économique asiatique du sud-est à la fin des années 1990 à cette libéralisation. De plus, les paradis fiscaux sont une des cibles des altermondialistes.

Position vis-à-vis des États et des organismes internationaux

Les altermondialistes considèrent que l'économie n'est pas régie par des lois économiques naturelles et immuables mais est le fruit de politiques conscientes des gouvernements qui concèderaient de plus en plus leur pouvoir au marché.

De leur point de vue, le marché réduirait l'homme et la nature à sa valeur marchande. Ils voient comme contrepoids des instances externes aux marchés, comme les États, certaines organisations internationales ou, sans trop de précision sur sa représentation, la société civile. Bien que se disant favorables au développement d'organisations internationales, ils s'attaquent à celles qui cherchent à privatiser ou à réduire l'accès aux services publics, ainsi qu'à celles qui visent à libéraliser l'économie.

L'organisation ATTAC résume le souhait des altermondialistes de modifier les règles des grandes institutions internationales comme suit :
« Une réforme radicale des institutions financières internationales, fondée sur une remise en cause de l’organisation actuelle des pouvoirs au sein du système financier international, constitue une condition politique préalable à la construction d’un mondialisme alternatif fondé sur le pouvoir des peuples et sur une nouvelle conception du développement durable. »

Les altermondialistes souhaitent une plus grande démocratisation des institutions supra-nationales, non démocratiquement élues au suffrage universel direct, comme l'OMC, FMI, la Banque mondiale ou le G8. Le manque de transparence de ces organisations est aussi souvent critiqué par le mouvement altermondialiste.

Critique de l'OMC

Tout d'abord, le mandat de l'OMC de réduire les obstacles aux libre-échange est critiqué comme étant défavorable à certains pays du sud, particulièrement concernant l'agriculture. Ainsi le rapport de la plateforme d'ONG françaises Coordination Sud intitulé « La protection des marchés agricoles. Un outil de développement » conclu que « associée à des mesures de soutien à la production » et « pendant une période de temps donnée », « la mise en place de mesures de protection (des marchés agricoles) apparaît clairement comme une condition nécessaire pour parvenir à développer la production locale et renforcer l’autosuffisance ».

Néanmoins, la Politique agricole commune, qui subventionne les exportations agricoles des pays riches et qui est dénoncée par les pays du sud comme concurrence déloyale, fait débat au sein du mouvement altermondialiste.

Les négociations en huis clos sont également pointées du doigt, ainsi que le système de négociation per se, géré par des comités techniques non élus démocratiquement et accusés de dissimuler des lobbies d'intérêt privés. D'autre part, la domination des pays industrialisés dans le commerce mondial est pointée comme raison de l'impossibilité pour les pays pauvres et les groupes minoritaires de s'opposer aux décisions de l'OMC. Ainsi, l'ONG Oxfam dénonce le fait que selon elle les intérêts des pays développés prennent le pas sur le développement dans les négociations commerciales.

Les altermondialistes, rejoint en cela par des auteurs et experts de tout bord, appellent à plus de démocratie, plus de transparence et un nouveau rapport de forces plus favorables aux pays en développement et aux politiques locales.

En outre, la gouvernance de l'OMC, basée principalement sur les ministres du Commerce des pays adhérents, est critiquée pour son manque de préoccupation dans les domaines sociaux et environnementaux qui sont pourtant influencés par ses décisions.

Les accords concernant la propriété intellectuelle comme les ADPIC sont également dénoncés lorsqu'ils sont relatifs aux biens « vitaux » (aliments, médicaments, eau) ou aux organismes vivants. Sont en particulier visés les OGM et le prix élevé de certains médicaments comme ceux contre le SIDA. Certains groupes ont par exemple développé le concept alternatif de brevet positif pour y remédier. Les altermondialistes sont généralementfavorables aux logiciels libres.

Critique du FMI

Pour les altermondialistes, les politiques menées par le FMI ont contribué de façon dramatique à des échecs économiques, sociaux et politiques dans un grand nombre de situations : notamment la crise économique asiatique de 1997, les transitions des économies russes et est-européennes à l'économie de marché, les réformes sud-américaines et la gestion des pays africains.

Ces critiques des interventions du FMI sont en fait très répandues et développées par des économistes de tous bords, dont des défenseurs de la mondialisation. Sont mis en avant l'absence d'adaptations des politiques du FMI aux situations particulières, l'absence de recul quant au dogme du marché autorégulé, ou encore le dévouement de l'institution aux intérêt de certains acteurs du marché financier.

La critique du FMI n'est donc pas du tout propre au mouvement altermondialiste. Ainsi, paradoxalement, si les altermondialistes voient dans le FMI une instance du « néo-libéralisme », nombre de libéraux peuvent contester l'existence même du FMI, dont l'objet est la régulation étatique du marché, donc en contradiction avec le dogme de l'autorégulation.

Enfin, les altermondialistes critiquent le mode de fonctionnement du FMI, dans lequel les voix sont pondérées par la participation financière, et préconise un mode de décision démocratique.

Critiques des grandes firmes multinationales

L'altermondialisme s'oppose au grandes multinationales comme Monsanto (producteur de graines génétiquement modifiées, ou OGM), qui ont tenté d'interdire l'étiquetage sur les produits. La figure emblématique de cette lutte est José Bové. Plus généralement, les altermondialistes s'opposent à tous les brevets sur le code génétique (ADN), au motif qu'on ne saurait breveter les êtres vivants.

Ils s'opposent aussi aux multinationales du médicament (Roche, Pfizer, etc.), qui, par leurs brevets et le prix de vente de leur médicament, empêcheraient les pays pauvres d'avoir accès aux soins. Les médicaments Diflucan® ou Triflucan® notamment de Pfizer permettraient de sauver des dizaines de millions de personnes malades du SIDA en Afrique.

Ils dénoncent certaines multinationales qui, grâce à la libéralisation des échanges et aux avantages liés aux zones franches industrielles, délocalisent et sous-traitent à bon marché en violant les droits humains ou en provoquant des désastres écologiques. Par exemple, Shell est accusé de refuser d’assainir le site du plus grand déversement souterrain d’hydrocarbures en zone urbaine, à Durban, en Afrique du Sud, où plus d’un million de litres de pétrole auraient été répandus.

Les politiques de délocalisations sont selon eux négatives à la fois pour les pays développés (car menaçant la stabilité et le volume de l'emploi, la sécurité sociale ou le minimum salarial) et pour les pays du Sud (car favorisant le dumping social et l'exploitation par le Nord plutôt que le développement local des pays du Sud).

Propositions

Les propositions concernant les droits de l'homme et de l'environnement sont également présentes chez beaucoup d'entre eux. En particulier, la question de la durée est posée par une grande partie du mouvement : à quoi sert de se développer en exploitant de plus en plus intensivement des ressources qui ne se renouvellent pas et dont l'épuisement est prévisible si ce n'est à « aller plus vite dans le mur » ? Le concept de développement durable est souvent employé, questionné et mis en débat en le comparant avec le concept de décroissance soutenable.

Les altermondialistes aspirent également à plus de démocratie mais les propositions concrètes sont très éparses, allant de la réforme des organisations internationales à l'instauration d'un parlement mondial par une mondialisation démocratique, une sorte de Nations Unies élues au suffrage universel, selon certains.

Les altermondialistes soutiennent souvent des idées réformatrices dans le domaine économique comme celles d'un allègement ou de l'annulation de la dette des pays pauvres, d'une taxation sur les transactions financières (taxe Tobin).

Plus précisément, une liste de propositions couramment avancées par les altermondialistes, dont particulièrement par le mouvement ATTAC, a été synthétisée dans le manifeste de Porto Alegre . On distingue les :

Propositions liées à des réformes économiques :

- Annuler la dette publique des pays du Sud. L'argumentaire altermondialiste consiste à dire qu'ils l'ont déjà remboursée plusieurs fois via les intérêts, qu'elles ont été souvent contractées par un gouvernement précédent non démocratique afin de maintenir son pouvoir ou qu'elles sont le pendant de la dette écologique ou coloniale.

- Promouvoir le commerce équitable avec un nivellement par le haut des normes sociales telles que consignées dans les conventions de l'OIT. Reconnaître les droits économiques, sociaux et culturels énoncés à la conférence de Vienne de 1993. En particulier, reconnaître le droit à la souveraineté et à la sécurité alimentaire, à l'emploi, à la protection sociale et à la retraite. Remarque : le syndicat confédération paysanne demande que l'agriculture soit exclue totalement des négociations de libéralisation.

- Tirer un bilan exhaustif et indépendant des conséquences des décisions de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale.

- Exclure définitivement les domaines de l'éducation, de la santé, des services sociaux et de la culture des cycles de négociation de l'OMC et préserver les services publics menacés de libéralisation par l'accord général sur le commerce des services (AGCS) de l'OMC.

- Instaurer des taxes internationales sur les transactions financières, dont la taxe Tobin sur le marché des devises. D'autres variantes existent comme celles sur les investissements étrangers, sur les bénéfices consolidés des transnationales, sur les ventes d'armes ou sur les activités à forte émission de gaz à effet de serre.

- Démanteler les paradis fiscaux afin de contrer les évasions fiscales et le crime financier.

- Interdire toute forme de brevetage du vivant et de privatisation de biens communs de l'humanité, l'eau notamment.

Liées à la justice et à la paix :

- Mettre en place un système international respecté de prévention et règlement des conflits (une sorte de Tribunal Pénal International ayant plus de pouvoirs).

- Appliquer la charte des Droits de l'homme contre toute forme de discrimination, de sexisme et de racisme et condamner de manière égale les différents pays qui ne la respectent pas.

Liées au développement de la démocratie :

- Garantir le droit à l'information par des législations mettant fin à la concentration des médias dans des groupes de communication géants, et garantissant l'autonomie des journalistes par rapport aux actionnaires.

- Réformer et démocratiser en profondeur les organisations internationales régies par le consensus de Washington (FMI, Banque mondiale, OMC) et y faire prévaloir les droits humains, économiques, sociaux et culturels, dans le prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Incorporer également ces organisations dans le système et les mécanismes de décision des Nations unies.

Réalisations

Ils attribuent l'annulation d'une partie de la dette des pays les plus pauvres à ces pressions sur les gouvernements et les organisations comme le Club de Paris qui prennent habituellement en leur nom ces mesures en cas d’insolvabilité. Ils en donnent pour exemple l'aide supplémentaire accordée à l'Afrique lors du sommet du G8 en 2005. De plus, les altermondialistes ont mené des campagnes de pressions internationales dans les années 1990.
La revendication historique d'une taxation de certains capitaux patine ; la plus grande avancée a consisté en une initiative législative du Parlement européen, repoussée dès avant la première lecture grâce aux pressions de Tony Blair sur les députés travaillistes anglais, mais aussi aux abstentions ou votes contre des députés de LO/LCR.
Le rejet du référendum sur la Constitution européenne en France est en partie dû aux critiques altermondialistes, mais plus généralement des partis et mouvements politiques non-gouvernementaux. Ce résultat, supposé « satisfaisant » par les altermondialistes, lui vaut en revanche l'hostilité d'une partie des partis de gauche social-démocrates français (PS) et européens (SPD en Allemagne, Parti travailliste au Royaume-Uni notamment), ainsi que de la droite européenne modérée, ce que les altermondialistes interprètent comme une pensée unique pro-Union européenne libérale, nonobstant que leur courant de pensée soit loin d'être le seul à s'y opposer (conservateurs britanniques, souverainistes en France et ailleurs, droite religieuse en Espagne, en Bavière ou en Pologne, libéraux notamment anglais).
Certaines boîtes à idées altermondialistes (comme le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde) s'accordent à penser que les décisions de transformer des plans drastiques du FMI en FPRC (« facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance »), ou encore l'émergence de l'« initiative pour les pays fortement endettés » ont été favorisées par les pressions altermondialistes. les actions des institutions financières internationales qualifiées par les altermondialistes de « néolibérales » feraient désormais l'objet de davantage de critiques.
Les altermondialistes considèrent que leurs actions et leur pression ont été en partie à l’origine de certaines avancées (telles que la mise à disposition à prix réduit des médicaments anti-sida).

Voici maintenant quelques liens en référence à l'altermondialisme (journeaux, associations,...). Comme pour tout, voici un mouvements intéressant, qui possède certainement ses défauts, mais dont nous pouvons aussi certainement tirer un grand enrichissiment si l'on choisi de prendre en considération ses éléments les plus judicieux.

Action Critique Médias
Alternative libertaire
English portal - Noeuconstitution
Forum Social Européen
Imagine demain le monde
Independent Media Center
Journal La Décroissance
LE GRAND SOIR - Journal Alternatif d'Information Militante
LE PLAN B | Presse alternative
Sauver la terre - Comprendre l'impact de l'économie sur l'écologie pour construire un monde plus humain. Actualité écologique et économique de notre planète. Conseils pour améliorer nos modes de vies. Quelles entreprises boycotter ? Découvrez l'arborescence des grandes multinationales.
par Ludo publié dans : neonblack
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Jeudi 27 septembre 2007

Ils ont vraiment super bien assuré hier, aux nocturnes de l'ULB. Très convaincant, même plus que sur enregistrement. Voir beaucoup plus. Eux, c'est Alpha 2.1 . Bonne écoute.

(N'hésitez pas à aussi visiter la page de leur side project, In the middle of nowhere, très différent mais tout aussi bon, vous trouverez le lien dans leurs top friends).

 

par Ludo publié dans : neonblack
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